une boîte

Je voudrais briser mes chaines, être libre dans ma tête et dans mon cœur mais j'avance à taton, et le boulet à mon pied me ralentit plus qu'il ne m'arrête. Je briserai ces chaines, un jour où j'aurai réussi à enterrer les fantômes contre lesquels je me bats. J'ai ouvert ma boite de pandore et maintenant je contemple les maux qui m'entourent.
La nostalgie, d'abord, qui me gagne lentement et me renvoie à une enfance lointaine et aux éclats de rire de bambins innocents. La tristesse, celle qui vous enveloppe comme un fin linceul pour mieux vous cacher la lumière du jour.
La colère, celle que j'éprouve contre une vie étouffante, stressante et oppressante qui me ronge et me coule alors que je tente en vain de regagner le bord de la rivière de ma vie.
La rage, celle de me battre encore et encore même lorsque je sais que je n'ai plus de force. La douleur, celle d'être en vie dans un monde qui m'est étranger alors que ce qui m'entoure m'est familier.
L'orgueil, celui de me dire que quoiqu'il arrive je finirai par me remettre encore debout.
La prétention, celle de croire qu'à force d'essayer je finirai par mettre un pied devant l'autre et je finirai par entrer dans le chemin qui doit être mien.
La honte, aussi, d'avoir si souvent les larmes qui me montent et de ne pas savoir les retenir.
La peur, la peur de l'avenir si gris, la peur de ne plus être aimée, la peur de ne plus pouvoir aimer, la peur de la haine, la peur de tomber et de ne pas pouvoir me relever, la peur de te perdre.
L'angoisse, qui me gagne le soir quand je m'endors.
La haine, celle qui ravage, qui détruit tout, même le souffle de la vie.
L'envie, de ceux pour qui le mot vie rime avec bonheur.
La jalousie aussi, de ceux qui se sentent aimes et en sécurité.
La méchanceté, gratuite et inutile, celle qui vous terrasse alors que déjà vous trébuchez.
La maladie, qui ronge petit à petit tout ce que vous avez construit.
La misère, non pas celle terrestre, mais celle de l'âme.

Et je regarde plus attentivement, et fixe le fond de la boite pour en humer le parfum. Doucement, mais surement, je fixe dans le vague et je dis malgré moi: " il ne me reste plus que l'espoir".



10/04/2011
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