une promenade solitaire

Je suis seule dans un monde sanguinaire et sans pitié. Je regarde autour de moi et je me retrouve face à mes peines. Je crie, j'hurle de toutes mes forces. Je suis seule et je vois les gens vivre tout à côté de moi. Ils se bougent et s'agitent dans les rues, les maisons, au dehors, sur la place d'un marché ou au loin dans le noir de la foule.
Les sourires des visages creux et roses des petits qui courent dans tous les sens, sont autant de cris perçants qui recouvrent mon cœur. Ils s'agitent et tournoient dans le vent d'un souffle de vie pour mieux s'envoler dans un ciel d'azur.
Je suis seule et je marche au travers d'une foret. Il y a des arbres immenses, tous semblables, tous différents et pourtant... Je voudrai croire, mais mes jambes me font mal et la fièvre me gagne. Je suis seule et je marche dans le vent et la pluie et le froid. Je marche sans fin vers cette trouble lumière. Je traverse cette foret, cent fois je tombe, cent fois je me relève, seule. Pas de mains tendues, pas de regards sur moi. Le froid ne m'atteins plus et la pluie coule sur mon visage. J'atteins la lisière et l'herbe fraiche ne me coupe même pas mes pieds gelés. Je marche sans fin au bout de ce chemin. Je suis seule et j'arrive sur les hauteurs du mont de vie. Je regarde l'horizon qui s'écroule sous mes pieds. Le chemin ne retreindre que pour s'arrêter sur la crête du soleil d'or. Je ferme mes yeux pour mieux respirer. J'ouvre la bouche bien grande et je crie. J'hurle de toutes mes forces si bien qu'un gout sanguin hante ma bouche. Je m'essouffle mais aucun son ne sort de ma bouche. J'avais oublie le temps d'un instant que j'étais seule. Je regarde à mes pieds le sol qui s'écroule. Je regarde vers le bas, vers ce précipice sans fin. Je respire une bouffée d'air frais et me laisse tomber dans le vide qui m'engloutit. Je ne puis dire si ce vide et salutaire et me détruire mais pendant ma chute qui dure une éternité je partirai enfin vers l'inconnu. Je tombe et plus je tombe plus la vitesse m'enivre jusqu'à me donner la nausée. Le mal me prend si bien que j'en oublie tout, jusqu'à en oublier ma chute périlleuse.
Je ferme les yeux, je me réveille dans mon lit en sueur au milieu de la nuit. Et la, pendant quelques secondes je pense que si le poids de mon corps meurtri s'était effondre, tout aurait été simple...



10/04/2011
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